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La possibilité d’une collection

du 11 décembre 2015 au 13 février 2016 – galerie Catherine Issert / St Paul de Vence

avec

Jean-Michel Alberola, John Armleder, Cécile Bart, Jean-Charles Blais, Denis Castellas, Antonio Citterio, Daphné Corregan, Carlos Cruz-Diez, Erik Dietman, Jennifer Douzenel, Ray & Charles Eames, Karim Ghelloussi, Kiki Giuliana, Jérôme Grivel, Erick Ifergan, Max Ingrand, Arne Jacobsen, Paolo Lenti, Angelo Lelli, Mathieu Matégot, JAcques Martinez, Jacqueline Morabito, François Morellet, Federico Murani, Bernard Pagès, Pierre Paulin, Charlotte Perriand, Anne Pesce, Gaetano Pesce, Gio Ponti, Pascal Pinaud, David Raffini, Marie Roux, Benjamin Sabatier, Marc Sadler, Mathieu Schmitt, Ettore Sottsass, Gilles Suffren, Xavier Theunis, Matteo Thun, Gérard Traquandi, Claude Viallat, Tatiana Wolska

En confrontant le design à l’œuvre d’art, la galerie Catherine Issert invente la possibilité d’une collection. Recréant un appartement imaginaire dans son espace d’exposition, elle tisse des relations potentielles entre des designers qu’elle affectionne et les artistes qu’elle défend . En collaborant avec la galerie Harter, spécialiste du design du XXe siècle et de Loft Interior Designers, spécialiste de l’aménagement contemporain, Catherine Issert fonde sa sélection sur des affinités sélectives à la subjectivité assumée, témoignant des passerelles existant entre ces deux domaines de création.

 Des corrélations formelles pourront naître de ce dialogue, mettant en lumière les influences réciproques que ces deux types de pratique ont entretenues tout au long du XXe siècle et qui perdurent aujourd’hui. Que ce soit Bauhaus, héritier du cubisme et du futurisme, le Pop Art se saisissant du statut esthétique de l’objet industriel ou bien encore l’invention du ready-made, toutes ces démarches témoignent de la porosité entre arts plastiques et arts appliqués, systèmes aux pensées spécifiques mais dont les intentions esthétiques et plastiques peuvent se rejoindre, voire parfois être identiques.

 Vue par le prisme des 40 ans de carrière de Catherine Issert, durant lesquelles la galeriste a constitué son catalogue, l’Histoire perd sa majuscule pour devenir intime. Sa proposition, transhistorique et transdisciplinaire, invitera à penser la relation ambigüe qu’entretiennent l’œuvre et l’objet dans un environnement spécifique. Le white cube disparaît ici au profit d‘une atmosphère plus chaleureuse, qui amènera le spectateur à reconsidérer son rapport à l’œuvre en dehors du champ muséal : pendant un instant, il pourra se projeter dans une vision tout à la fois personnelle et universelle pour inventer, pourquoi pas, la possibilité de sa propre collection.